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Sud Lipez et Laguna Verde (19 Septembre 2010)

Départ de nuit pour assister au lever du soleil sur le site de geysers de Sol de Mañana. Bain dans les eaux chaudes des thermes de Polques à 4400 mètres d'altitude. Passage à la Laguna Verde et arrivée au refuge de la Laguna Blanca.

Sud Lipez


Il fait encore nuit noire lorsque nous montons dans le 4x4. Dehors, il fait froid. Bien que nous soyons 7 dans le véhicule, du givre se forme sur les vitres à l’intérieur. Il faut être drôlement motivé pour se lever tôt dans ces conditions. Après une heure de route, les premières lueurs du soleil apparaissent ; une halte s’impose à Sol de Mañana, un site géothermique situé à plus de 4800 mètres d’altitude.
En cette heure matinale le site est en pleine activité : les rayons de soleil qui se lève à peine transpercent les fumerolles s’échappant du sol avec en bruit de fond les bouillonnements de l’eau en sous-sol. Nous explorons les lieux à la recherche des plus belles fumerolles et des plus beaux clichés. Partout eau et boue en ébullition éclaboussent les parois de petits cratères dans une atmosphère de vapeurs de soufre nauséabondes.

Nous continuons plus loin vers le Salar de Chalviri où se trouvent les thermes de Polques au bord de la Laguna Salada. Cette piscine naturelle offre une chaleur bienfaisante dans le grand froid de ces hauts plateaux. C’est un vrai plaisir de se baigner dans une eau à 38°C alors que le sol à l’extérieur est recouvert de glace.

Nous traversons ensuite le désert de Dali. Face à ce paysage minéral on comprend facilement pourquoi le lieu porte le nom du peintre. Au milieu de cette vaste étendue plate, dominée par de nombreux volcans, on pourrait se croire immergé dans un tableau de l’artiste espagnol.

Lipez Lipez
Sol de Mañana.

Lipez

Lipez Lipez
Lipez Laguna Salada et thermes de Polques.

Lipez Lipez
Désert de Dali.

Laguna Verde


Notre traversée du Lipez s’achève par le volcan Licancabur et la Laguna Verde. Dans la matinée, lorsque les vents sont faibles, les eaux de cette lagune sont cristallines. Vers midi, lorsque le vent se lève, la surface agitée se pare d’une intense teinte turquoise qui donne envie de s’y baigner. Il faut pourtant s'abstenir car les eaux sont chargées en éléments toxiques comme l'arsenic. En face, le cône parfait du volcan Licancabur domine majestueusement les lieux. Vue d’ici, son sommet à presque 6000m d’altitude parait bien haut ; si tout se passe bien demain nous devrions nous trouver tout en haut.

Vers 10h, le chauffeur nous dépose au refuge de la Laguna Blanca. Il est temps pour nous de quitter le groupe, puisque nous ne retournons pas à Uyuni, mais souhaitons poursuivre notre voyage au Chili. De brefs saluts à nos compagnons, et nous voilà désormais tout seuls. L’endroit est désert, seuls deux bâtiments sont posés là, au milieu de ce vaste désert de pierres.

Nous entrons dans le refuge et discutons avec les habitants des lieux : une jeune fille de 10 ans et sa maman, aux fourneaux, qui baragouine à peine deux trois mots d’espagnol.
Le tarif pour s’attacher les services du guide est fixé, c’est 70 $ pour l’ascension et 40 $ pour le trajet en 4x4 ce qui fait un total de 1000 $ me dit la mère. Interloqué, je redemande le tarif et on me sort ce nombre ubuesque de mille dollars. Après explications de ma part, et réflexion de leur part, la petite dit à sa maman qu’il doit s’agir de cent dollars (un zéro de trop). La discussion a duré quelques minutes, mais bizarrement, elles n’ont pas eu de mal à compter les billets que je leur donnais par la suite…

Comme nous ne sommes que deux à faire l’ascension, j’essaye en vain de savoir si d’autres groupes pourraient se joindre à nous le lendemain ; les coûts seront alors divisés. On me dit d’attendre le retour du guide pour pouvoir discuter du tarif. En ce moment, il doit être tout proche du sommet avec un groupe de quatre personnes, et ils devraient être de retour vers 14h.
En attendant, nous décidons d’aller explorer les alentours jusqu’à la Laguna Blanca. Malheureusement, un vent violent s’abat sur le plateau et la balade devient vite très désagréable. Nous décidons donc de rentrer au refuge et y passer l’après-midi alors qu’il y a un grand soleil dehors.

Vers 16h, du monde entre dans le refuge. Il y a là deux groupes qui viennent d’effectuer l’ascension. Ils sont fatigués et n’ont pas tous atteints le sommet. Certains se veulent pessimistes étant donné notre inexpérience ; mais cela nous motive bien au contraire, d’autant plus qu’il n’est point nécessaire d’atteindre le sommet pour apprécier la vue. Nous apprenons ensuite que le guide ne veut pas nous emmener au sommet, il est trop fatigué. Cependant, il me propose d’aller voir le second guide qui vit à l’autre refuge, plus près de la Laguna Blanca.

Je frappe à la porte de l’autre refuge. Pas de réponse. Après quelques instants, je frappe à nouveau. Rien. Prêt à tourner les talons, la porte s’entrebâille mollement et là, je vois apparaître un personnage tout ébouriffé. Il a l'air épuisé. J’ai dû le réveiller. En lui expliquant la situation, nous convenons d’un rendez-vous le lendemain matin à 4h. En retournant au refuge, je repense au guide et ses yeux rouges, demi clos. J’espère qu’on s’est compris et qu’il viendra.
Plus tard au refuge, un vieil homme nous fait signe. Il se présente, Macario, il est le père du second guide et c’est lui qui viendra nous chercher et nous emmènera. Nous devrons être prêts à 4h devant le refuge. Après un repas un peu léger préparé avec les restes de la journée (riz et soupe), nous nous couchons de bonne heure. Le réveil sera difficile…

Laguna Verde

Laguna Verde Laguna Verde
Laguna Verde et Laguna Blanca.

Laguna Verde

Pratique


  • Tarif du refuge Laguna Blanca : 40 bolivianos la nuit, 20 bolivianos le repas.

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